Encore plus de billets.

Salut à tous chers abonnés, visiteurs de notre blog. C’est toujours un plaisir de vous savoir à nos côtés car vous êtes toujours aussi nombreux à nous soutenir et ça nous fait grand plaisir. Alors aujourd’hui comme vous pouvez le constater  nous allons vous parler argent. Il s’agit exactement de la planche à billets. En fait nous verrons comment des états et ou organismes s’y prennent pour revitaliser leur économie et maintenir le cap de leurs activités économiques. Sans plus tarder, allons voir comment les pays industrialisés parviennent à réguler leurs dettes.

La fameuse planche à billets. Je suppose que vous en avez déjà entendu parlé, même brièvement. Si vous ne savez pas ce que c’est alors vous êtes au bon endroit. La planche à billets est un procédé qui remonte au 13ème en Chine avec la dynastie Yuan (ou chaque billet représentait 1000 pièces de cuivre. Mais la trop grande émission de ces billets par les fraudeurs a fait chuté sa valeur ). Elle permet de créer de la monnaie via les banques centrales et ainsi la réinjecter dans l’économie. Il faut savoir que chaque banque centrale nationale peut fabriquer une certaine quantité de billets. Tout ceci régulée par la banque des banques nationales qui est la Banque Centrale Européenne (BCE). Vous l’aurez bien deviné celà ne concerne pas les banques africaines. Le grand avantage de cette manoeuvre réside dans le payement de la dette publique d’un état. Bien souvent ce sont des états surendettés qui l’utilisent. Surtout les plus puissants comme les États-Unis. Malheureusement ce droit ne s’applique pas à tout le monde… Ohh que non.

 

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Vous vous demandez peut-être pourquoi l’Afrique ne peut pas avoir recours à ce procédé?  Et bien l’Afrique possède des banques régionales comme la BEAC pour l’Afrique Centrale et la BCEAO pour l’Afrique de l’ouest. À la différence des banques centrales nationales des pays européens par exemple, un organisme comme la BEAC ou la BCEAO ne possède qu’un champs d’actions très réduit. Plusieurs fois, les banques des pays membres de la CEMAC ont souvent eu besoin d’appui de la part de ces banques régionales. Pourquoi? Parce que la BEAC attend elle-même des fonds provenant de l’UE avant de faire vivre les banques locales. Faute d’approvisionnement (pénurie de billets et de pièces s’étalant souvent sur 10 ans), les banques régionales ont du mal à subventionner les états et les banques de la zone CEMAC. Alors que les banques centrales nationales d’Europe et d’Amérique peuvent fabriquer d’autres billets, les banques africaines ne le peuvent pas car ne sont pas souveraines.

 

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Plus grave, il y’a constamment pénurie de fond dû au non-approvisionnement de la BEAC parce que cette dernière n’arrive déjà pas à rembourser ses emprunts. Donc elle ne peut pas faire comme les banques nationales d’Europe où d’Amérique puisque ses billets ne sont pas fabriqués en Afrique. En plus de ce facteur, le déblocage des fonds alloué aux banques régionales africaines, est conditionné par la même Banque Centrale Européenne avec le principe du taux de réserveCoup dur, la monnaie est non-seulement très dévaluée, en plus la quantité de sa production est plus que jamais restreinte. En gros pas moyen de réinjecter de l’argent par le mécanisme de la planche à billets. Et encore, même en cas de crise économique, les pays africains ne disposant pas de leur propre monnaie sont obligés de passer par la BCE. Vous percevez bien qu’en tant de crise le déblocage rapide des liquidités est primordial. Mais puisque celà ne dépend pas de vous, vous devez patienter.

 

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Récapitulons, si les banques de la zone CEMAC et CEDEAO sont approvisionnées par la BEAC/BCEAO, vous concluez avec moi que les banques de la sous-région Afrique de l’Ouest et Afrique centrales sont des sous-traitants/détaillants de ces 2 banques (BEAC, BCEAO) qui elles-mêmes sont des détaillants auprès de l’Union Européenne… Dans ce cas comment l’Afrique compte t-elle combler son déficit budgétaire vis-à-vis de l’Europe? Impossible si elle continue dans ce créneau. Voilà par exemple toute l’importance pour un état d’avoir sa propre monnaie; Mener sa propre politique budgétaire. C’est pas pour rien que le Nigéria, la RDC, l’Algérie disposent de leurs propres monnaies. Ces pays là ont compri. Si vous désirez apprendre davantage sur la planche à billets, lisez ceci Smart market/Bad incomes.

C’était tout pour cet article. J’espère que vous l’avez apprécié. Un prochain post arrive très prochainement. D’ici là portez vous bien…

#Culture#Afrique

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1 réponse

  1. […] Pas de chance… Incapables de se financer eux-mêmes, l’emprunt revient à l’ordre du jour et les états africains recommencent à s’endetter. On en finira jamais de parler de la nécessité de quitter le Franc CFA. Mieux, que les pays africains se munissent de leur propre planches à billets. C’est l’un des leviers sur lesquels l’Afrique doit s’appuyer pour acquérir son indépendance financière. De toute évidence, l’endettement fait plus que partie de l’economie. S’il ny’a pas de crédits, alors il ny’a pas de banque. Eh bien tant qu’a faire, il faut que ces banques soient vos banques. Visiter l’article Encore plus de billets. […]

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