La publicité No Limit.

Il est de coutume pour des gens de penser qu’ils agissent selon leur bon-vouloir, qu’ils ont le libre-arbitre, et que du fait de la majorité qu’ils constituent,  c’est eux qui ont une influence directe sur le cour des événements dans la société. Et si cette pensée n’était pas toujours exacte? Pire, que la réalité va bien souvent à l’encontre de cette pensée. Chers abonnés, visiteurs de notre blog, bonjour. Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à la publicité. Bonne ou mauvaise, je vais essayer de vous en parler de façon neutre pour montrer jusqu’où la publicité peut être importante pour une société, un peuple, une nation… Bref, il est question dans cet article de se (ré)approprier l’héritage culturel, les valeurs à travers les publicités/promotions. En revanche, pas question pour nous de s’attarder de méfaits de la pub dans cet article.

 

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Dans quasiment toutes les sociétés,  la publicité fait partie intégrante de la vie des individus. La pub à pour but de stimuler une population à consommer un produit ou à adopter/modifier/adhérer (à) un style d’habitudes que celle-ci ne connaissait pas encore. Toutes les promotions ne se font pas toujours par le canal d’une organisation. Elles peuvent trouver leur épicentre au sein d’une population, dans le langage courant. C’est manifeste dans toutes les cultures, surtout en Afrique où il existe une multitude de dialectes.  Alors, la pub dont nous voulons parler ici prend la connotation d’une propagande culturelle qu’il se doit de promouvoir car dans ce cas la pub c’est tout une « communauté de parole ». Ensemble de mots familiers ou pas, dans lequel les gens se reconnaissent. Le nouchi en côte d’Ivoire, le camfranglais au Cameroun, qui sont des exemples d’argots utilisés dans les pays africains. Leur exaltation s’étend dans le monde de la musique, du cinéma, aussi de le milieu du commerce. Mieux, utiliser ce type de langage participe à la création et à la prospérité culturelle d’un peuple. Il apparaît donc nécessaire d’utiliser l’argot dans les différents secteurs de la sociéte. Par exemple, dans le secteur du commerce, Tchop et Yamo (qui signifie Mange et apprécie/kiff), est une chaîne de Fast Food camerounais qui peut devenir l’imagerie même de la société camerounaise dans le domaine. Encore que l’uilisation des expressions en français n’ont pas la même connotation selon le pays dans lequel on vit. Par exemple, une phrase comme « tu es en santé même » se dit pour évoquer les formes rebondies d’une femme, aussi « ton modèle est lent » pour s’adresser à celui qui manque de créativité pour mentir. Ou encore les mots comme « lol », « Paname » qui viennent d’autres pays et qui se sont propagés partout. Dans le domaine musical, l’argot africain ressort aussi. Surtout dans le rap et l’afropop. Bonne façon d’affirmer de l’identité d’un peuple. Même dans les sociétés occidentales ce phénomène existe et c’est pas mal.

 

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L’autre façon de voir la pub c’est sous la forme des slogans ou des affiches. La publicité est tellement omniprésente. On la rencontre partout, dans les magasins, cafés, radios, sur des immeubles… Aussi dans les jeux vidéos. Souvenez-vous du panneau publicitaire de Barack Obama dans un Need For Speed je crois en 2008 qui appelait à voter le candidat démocrate lors de sa 1ère campagne présidentielle. En France, un individu est soumis entre 300 à 600 pub par jours. Et selon les sociologues, ils n’enregistrent que 60 à 80 dans leurs mémoires. Ici, la multitude et la répétition des pubs obligent d’une certaine manière ces personnes à s’intéresser au produit. Alors qu’à la base vous pouvez ne pas aimer un produit, l’abondance de la pub dans les milieux urbains et sur les réseaux sociaux te poussent à consommer le produit tôt ou tard (très souvent). Encore qu’il existe une pléthore de médias de nos jours. L’attractivité des médias, sa force à convaincre un potentiel consommateur, diffère selon le mode de diffusion du média. Tenez, Marshall McLuhan, spécialiste de communication divise les médias selon la quantité d’informations traitées. Ainsi la télé est un « média chaud », car pour le consommateur il y’a pas de grands efforts à fournir pour comprendre la pub ( ou le message qu’elle véhicule), et même, il n’a pas souvent besoin de la comprendre. Donc sa tendance à adhérer au concept présenté dans un média chaud est élevée. Or le « média froid » nécessite un véritable effort, d’abord dans la disposition à accueillir l’info, aussi dans son acquisition. C’est en gros la presse écrite. D’où la nécessité de passer par la télé ou la radio pour injecter facilement idée. Pour qu’elle soit produite, la publicité  doit être approuvée sur le plan institutionnel, pour ce faire, elle doit obéir à certaines normes. Elle ne doit pas inciter à la haine ni à la violence. Toutefois, elle est en accord à la culture d’une société et de ses moeurs. Ainsi, en Angleterre par exemple, les instances obligeront les publicistes à faire leurs pubs orales en anglais pour garder un lien culturel. Alors pourquoi pas nous africains?

C’est déjà la fin de ce billet les amis. Nous espérons que celà ait été bénéfique pour vous. N’oubliez pas de cliquer sur la petite étoile bleue si vous avez apprécié l’article et inciter vos proches à s’abonner par email et aussi sur la page Facebook Gonzinside pour recevoir automatiquement nos articles. A bientôt…

#Culture#Afrique#Prospère

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